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Mes parents... Fondateurs de l'un des premiers monastères bouddhistes tibétains en France...

14 janvier 1974, une date inoubliable... 50 ans déjà !


Quelques mois après ma naissance au monastère bouddhiste tibétain de Samye-Ling, en Écosse, en janvier 1973, mes parents, Chriss Gallot et Didier Garanger, rentrent en France et parcourent différentes régions avec une idée bien précise en tête, celle de trouver un terrain pour y fonder à leur tour un monastère bouddhiste.


Ils viennent tout juste de poser leurs valises à Épinac, en Saône-et-Loire, lorsqu’ils tombent sur une petite affiche qui informe de la vente d’un château dans un parc de plusieurs hectares entre Autun et Montceau-les-Mines.


Quelques jours plus tard, mon père se retrouve chez maître Champliau, le notaire du village, face à trois autres candidats fort intéressés par le même bien, mais dont les intentions d’exploitation du domaine sont bien loin de celle de mes parents.


Après avoir cédé un peu de terrain aux trois concurrents satisfaits, mon père effectue cet achat à la bougie. La règle est simple : celui qui annonce le dernier prix avant que la flamme ne s’éteigne l’emporte.


Mes parents ont certes gagné l’enchère en ce 14 janvier 1974, mais le notaire ne leur accordera qu’un délai de quelques mois pour trouver la somme nécessaire à l’acquisition.


Ils font donc le tour de plus de 50 artistes parisiens, qui, séduits par le projet original de fonder un centre pour aider les Lamas tibétains en exil à s’installer, leur donnent des dizaines de tableaux, photographies, lithographies et peintures.


Le tout est ensuite déposé au Crédit Municipal de Lyon, puis vendu, ce qui permet de finaliser l’achat. Ainsi, mes parents, Chriss et Didier, deviennent officiellement les jeunes propriétaires de ce château de Plaige du début du XXe siècle, situé au milieu d’un terrain de six hectares, dans le but d’y établir le premier centre bouddhiste tibétain en France.


Mes parents offrent ce lieu à l’un de leurs maîtres tibétains rencontré en Écosse, Kalou Rimpotché, et nous y vivrons mon petit frère, notre mère et moi pendant 20 ans.


Mon enfance fut bercée par les chants tibétains des Lamas du monastère qui se mêlèrent aux moteurs frémissants des tracteurs des paysans voisins. Le champ de maïs fit place à un magnifique temple himalayen aux couleurs flamboyantes, construit juste devant la fenêtre de ma chambre.


Cette enfance riche et remplie de contrastes fut l’une des périodes les plus belles et douces de ma vie.


C’est là que je passai mes 3 années de retraite de méditation à l'âge de 15 ans et demi et que je devins Lama, à 19 ans.


50 ans aujourd'hui que ce monastère bouddhiste tibétain existe et rayonne !


En ce jour particulier, je ne peux m'empêcher de penser à mes parents qui ont eu, si jeunes, cette audace incroyable et cette détermination exemplaire.


L’arrivée du bouddhisme en France n’est pas le fruit du hasard mais bel et bien une magnifique histoire dont mes parents font partie, inspirée par la rencontre de Grands Maîtres Tibétains.



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